PROVENCE. La voie de la loi est celle que préconisait l'Unioun Prouvençalo, afin qu'un cadre et des moyens soient donnés à l'enseignement des langues régionales de France, à leur diffusion par les médias, au soutien à l'action culturelle, et que les initiatives des collectivités territoriales puissent être sécurisées (traduction de délibérations, signalétique bilingue...), ainsi que l'a évoqué la ministre de la Culture, Christine Albanel. Les langues de France - dont la langue provençale - constituent un patrimoine immatériel national qui doit être reconnu et valorisé, et dont l'usage doit être encouragé. En particulier, chaque enfant doit pouvoir être enrichi de la langue autochtone de la région où il demeure.
Le débat qui s'est déroulé le 7 mai à l'Assemblée nationale est capital, car il a montré, durant plus de trois heures, que la promotion des langues autochtones de France transcendait les courants politiques et pouvait être consensuelle sur des bases réalistes. L'Unioun Prouvençalo sera vigilante sur les termes du projet de loi, afin que ce texte prenne en compte toute la diversité des langues de notre pays, y compris des langues d'oc.
A ce sujet, l'Unioun Prouvençalo remercie la ministre de la Culture d'avoir évoqué à plusieurs reprises "les langues d'oc" au pluriel et cité nommément le provençal. L'Unioun Prouvençalo demande que la langue provençale et sa variante la langue niçoise soient insérées dans la liste des langues régionales de France.