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Putsch aux Chorégies d’Orange

La municipalité de Jacques Bompard s’empare subrepticement de la présidence de l’association laissée vacante par le député Thierry Mariani. Démission du directeur Raymond Duffaut. Intervention ministérielle.

Aprés avoir dirigé pendant plus de trente ans les Chorégies d’Orange, le directeur général Raymond Duffaut devait tirer sa révérence à l’issue de la programmation 2017 donnée sur la scéne du théâtre antique. Le départ de l’homme-orchestre a été précipité le 11 mars dernier dans les coulisses d’un Conseil d’administration où ne siégeaient ni les représentants de l’Etat, de Radio-France ni ceux de la Région nouvellement administrée par Christian Estrosi.

 

Profitant semble-t-il d’une assemblée où le quorum était tout juste atteint et surtout de l’absence du député Thierry Mariani, démissionnaire de son poste en janvier dernier, les délégués de la ville d’Orange ont tenté – semble-t-il un coup de force pour s’approprier la présidence, alors que cette question de renouvellement ne figurait nullement à l’ordre du jour. Ce qui entraina aussitôt la réaction de Raymond Duffaut, lettre de démission à l’appui, affirmant ne pas souhaiter travailler avec des élus d’extrême droite faisant partie de l’équipe du député-maire d’Orange, Jacques Bompard…

 

La nouvelle ministre de la Culture, Audrey Azoulay, est entrée en scène, elle, pour dénoncer cette manœuvre « inacceptable » et entend bien faire « respecter les règles de gouvernance » faute de quoi le plus ancien festival d’art lyrique pourrait connaître une rétention de ses subventions. Discours et menaces du même acabit du côté du Conseil régional PACA et de sa majorité « Les Républicains »…

Assurément, la politique va s’inviter avec encore davantage d’acuité pour le prochain acte des Chorégies dont l’avenir pourrait être cependant grandement menacé par ces soubresauts…

 

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